Merci
Chaque vot' bonjour à toues
Je ne passe plus guère sur mon blog, cependant, aujourd'hui je constate qu'encore 60 personnes sont venus cette semaine le visiter
Merci à eux. J'espère qu'ils trouveront de quoi satisfaire leur envie de gallo
Chaque vot' bonjour à toues
Je ne passe plus guère sur mon blog, cependant, aujourd'hui je constate qu'encore 60 personnes sont venus cette semaine le visiter
Merci à eux. J'espère qu'ils trouveront de quoi satisfaire leur envie de gallo
Phrase du jour
Jé té couper d'la foaille , j'ai attrapé eune nouvette dans la fougiêre. Même note chien qu'était o ma i l'avait eune tarague sue l'vente, i faout s'défier des p'tites bêtes là.
Traduction : Je suis allé couper de la litière , j'ai attrapé une tique dans les fougères. Même notre chien qui était avec moi, il avait une tique sur le ventre, il faut se méfier des petites bêtes là
Explications: la foaille n'était pas seulement les fougères mais aussi les ronces . Autrefois on nettoyait les talus en coupant tout ce qui envahissait.
Les nouvettes était une tique, je ne l'ai entendu qu'en parlant de l'homme, si c'était un animal qui en chopait une on disait une tarague .
La Phrase du jour :
Mon bonhomme est érrivé o eune poégnée d'cotines.
- Oh! qué j'li ai dit: des nouvettes!
- ian, des nouvettes o un biaoue nouvet d'dans !
Traduction: Mon homme est arrivé avec une poignée de noisettes .
- Oh! que je lui ai dit : des noisettes !
- Oui, des noisettes avec une belle amande dedans !
Explications : les noisettes à ma connaissance ( on sait que chaque commune a un vocabulaire différent) ont deux traductions possible, chez mon mari on disait des cotines . Je comprends tout à fait puisque pour les casser on disait qu'on les cotissait .
Chez nous (à une quinzaine de Km ) nous disions nouvette, très compréhensible aussi puisque l'amande se disait chez les uns et les autres des nouvets.
Mais le mot nouvette a une autre signification en gallo. Je vous en parlerai la prochaine fois
La Phrase du jour
Qheu goulu tout comm', est l'la qu'jé songé quand jé lé veuie s'couper eun maodit talousson d'pain i l'a bin prins la mouétié du chantet.
Traduction : quel goulu quand même, c'est ce que j'ai pensé quand je l'ai vu se couper une énorme tranche de pain, il a bien pris la moitié du pain entamé .
Explications: Le talousson était vraiment énorme, autrefois les gens mangeaient sur le pouce et glissaient une belle tranche de lard qu'ils coupaient au fur et à mesure qu'ils avançaient dans leur repas, celui qui se coupait ce talousson avait besoin d'autant plus de lard pour équilibrer son repas . A noter qu'ils mettaient aussi une échalotte pour agrémenter le tout.
Le chantet, c'est bien sûr le pain dans lequel on se coupait les tartines, mais autrefois c'était surtout des pains de 6 livres , voir 12 livres , de vraies roues de brouettes. Imaginez la quantité de pain avalée par un paysan. ( les enfants étaient logés à la même enseigne.
La phrase du jour :
J'ai les flancs bas, jé n'vâes pourtant morcilloner à l'heure-ci!
Traduction: j'ai l'estomac dans les talons , je ne vais poutant pas grignoter à cette heure
Explications: les flancs bas, expression souvent utilisée chez nous pour dire avoir faim ; ce qui correspond à avoir faim.
Morcilloner, c'est manger un morceau par petite quantité. autrefois quand on voulait calmer notre faim on avait qu'un bout de pain à "grignoter". Les mères disaient des fois: " l'la n'est pâs drôle que vous n'avez point faim, v'êtes tourjous à morcilloner!"
UNe bonne journéye à vous aoutes qui v'nez illé lire mes paèges en Gallo.
L'la est bin aimabe dé sieude paège aprée paège mes diries. Mée élla lé s'rait côr pue si vous laèssiez eun p'tit mot , pour mé bonjourer . Vous n'créyez pâs ?
Merci bin tout comm'
Fleur dé Blé Naï
La phrase du jour:
L'innocent là est bin émangné son bras câssé. I faut dica l'abécher.
Traduction :
L'idiot là est bien handicapé avec son bras. cassé, il faut même lui donner à manger
Explication: abécher était utilisé pour " donner la béquée", mais on l'utilisait aussi pour un enfant qu'on nourrissait à la cuillère . On le forçait quelque fois " faout ti t'abécher astoure?" Par extension on abéchait aussi les malades .
La pharse du jour:
I fait tout comm' ardi chaoud, jé viens foute pue d'cent cinquante lites dé iaoue au pié d'mes flleurs , tout l'la tait bin pâmé., i z'avaint grand sa.
Traduction:
Il fait quand même bien chaud, je viens de jeter plus 150 litres d'eau au pied de mes fleurs, tout était bien fané, elles avaient grand soif.
La phrase du jour:
J'ai des cisiaues qui coupent comme " génoués d'eune bonne soeur", i z'éghérchent tout mes pillaues. L'la fait tout épillaché.
Traduction : J'ai des ciseaux qui coupent comme les genoux d'une bonne soeur, ils accrochent tous mes tissus. ça fait tout effiloché.
Explications: Comme les genoux "d'une bonne soeur", parce que ils sont rond donc pas tranchant( expression connue )
Eghercher: accrocher est le mot français qui me vient , mais c'est aussi faire une coupe pas nette, on dit celà d'un couteau aussi.
épillacher, c'est à peut près pareil, sauf qu'effilocher peut être volontaire pour faire une frange par exemple.
Phrase du jour:
La Zalie à té l'temps li au méd'cign, ol a ma es pattes, mée l'la né la z'empouêchée pas d'ouider toues les joues.
Traduction : La Rosalie est allée l'temps passé chez le médecin, elle avait mal aux pieds, mais celà ne l'empèche pas d'aller courir ( vadrouiller) tous les jours.
Allez vous aôt' si v'arrivez côr à ouider eun p'tit est qu'tout va net bin!
A la perchaène!
Phrase du jour :
Tiens, ergardes don les peues dans ma bolée d'mic. Espères un p'tit j'vâes ch'ter les grabôts d'pain es z'ouésiaoues
Traduction : Regardes donc, le dépos dans mon bol de café. Attends un peu, je vais jeter les miettes de pain aux oiseaux
Explications : Les peues sont les dépos au fond d'une assiette ou autre d'un aliment qui ne devrait pas être, quelques fois, les peues sont bien meilleurs que le reste. Une autre phrase qui veut un peu dire la même chose :" est au fond qu'sont les mochons", d'où l'intéret de touiller pour répartir l'épaisseur du bouillon.
Les grabôts sont les miettes , de pain, de viande après découpe ETC
Bonne journéye à toues
La fête des mères !
Dépée combin d’temps qué j’fêtons la fête des mêres ? J'ai ouit l'la à matign est d'pée que sé sue terre
Jé n'é la fêtions pas dans l'temps là ! Vantiée, qu’cez l’ monde des riches, ça s’faisait, mais nous jé n’lé faisions jamée !
Mais l’qhuré du villaège sé chargit bin d’nous faire lé faire. I l’avait d’z’idées net’ bonnes.
Lé joue d’fête des mêres i décidit d’périer les couêffes qu’étaint mêre à v’ni à la messe pour la journée là qu’été exeptionnelle !
A nous les garçâilles j’dévions v’nit o un botchiet d’fleurs.
Quand on dit l’la à not’ mêre , o n’cherchit pâs à comprend’, o savait bin qué l’recteûr aimait bin les nouviautés, et o nous fit à mon frêre et à ma châque not’ boqhet d’roses, dé veutes là qu’étaint sue not’ pétite cabane dans l’courti ;
Jé futes à la messe o ielle et ma faïs, jé n’ nous d’mandions pâs trop c’qu’allait s’pâsser.
Juste avant l’élévâtion, i nous d’mandit à nous les garçâilles dé nous l’ver et d’aller embrasser nos mêres dans lou banc et d’lou souèter lou bonne fête ;
Eh ! Bin créyez maï si vous voulez, j’n’embrassions not’ mêre qu’au permier d’l’an, et là tout d’un coup , j’allions, lâ z ‘embrasser comm’ ça d’vant tout l’monde. L’la n’tait pâs prévu dans not’ tête.
Quand j’apperchit d’maman, mon qhoeur sé mint à batte si fôrt qué j’éclatis en sanglots , j’bériâes bin haout ; Lé monde sé d’mandaint bin pourqua, n’y’euie qu’maman qu’en fit autant , et ielle jé sé sûre qu’o savait bin pourqua !
J'tons aisées à émotionner dans not' monde
La phrase du jour :
Quand j'fus qri les drâes au hâle hiêr au sa, i l'avait déïja bin mucri, lé sérin avait cheue dé bonne houre.
Traduction: Quand je fus chercher mon linge qui était à sécher(au soleil), il avait déjà pris l'humidité, le brouillard( ou la rosée) était tombé de bonne heure.
|
La page qui va suivre est d'Alain Rémond un vrai galésant sans se servir d'orthographe, seul la musique et l'accent fait vraiment le gallo, et je suis d'accord avec lui; Son site :http://www.marianne2.fr/Bienvenue-chez-les-Ch-gallos!_a86292.html
Bienvenue chez les Ch'gallos!Si j'ai bien compris, on va maintenant se mettre à parler ch'ti à l'Elysée et à Hollywood. Le carton de Dany Boon a en effet été présenté, le même jour, à Sarkozy en personne et en ouverture du festival City Of Lights, City Of Angels de Los Angeles. Rires, applaudissements et congratulations dans les deux cas. Ayant moi-même vu Bienvenue chez les Ch'tisvoilà une paye, ayant bien ri et applaudi, et m'étant chaleureusement congratulé de l'avoir vu, je me réjouis de cette nouvelle extension du domaine du ch'ti. Qu'on me permette simplement, avant qu'un livre d'histoire à destination des écoles n'enseigne que la langue officielle de la France est le ch'ti, qu'on me permette, donc, de rappeler qu'on ne parle pas ch'ti partout. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il existe, en France, des régions où l'on parle une autre langue que le ch'ti. Ainsi, on parle basque chez les Basques, occitan chez les Occitans (et provençal chez les Provençaux) , alsacien chez les Alsaciens, breton chez les Bretons. Et gallo chez les Gallos. Le quoi? Les quoi? Non, le gallo n'est pas la langue de Max Gallo (qui est plutôt du genre niçois). Le gallo est bel et bien parlé par les Gallos. Qui sont, eux, des Français du genre breton. Des Bretons dans mon genre. Autant le dire tout de suite: je suis gallo, né gallo, chez des Gallos. Donc chez des Bretons. Vous n'y comprenez rien? Attendez, je vous explique. Samedi 19 Avril 2008 - 00:00 Alain REMOND Lu 471 fois
|
La phrase du jour:
V'la l'biaue temps ervénu, j'allons faire une torchonnée pour aller manger au bôrd dé l'iaoue. J'frons des mouchouérées pour les garçailhs.
Traduction: Voilà le beau temps revenu, nous allons faire un pique nique enveloppé dans un torchon, pour aller manger au bord de l'eau. On fera des pique nique enveloppés dans des mouchoirs.
En fait on n'employait pas le mot pique nique autrefois. Tout le monde savait qu'une " mouchouérée" et eune "torchonnée" signifiait un casse croute dans un torchon ou un mouchoir.
Mais on disait aussi: j'vâ té détourner eune maoudi torchonnée Ce qui signifiait qu'on allait recevoir un coup d'torchon sur la figure
La phrase du jour:
Jé viens d'vair dans l'courti , la branche dé rosier qu'm'avait donné mon amine. O l'a z'avait déloussée dé sue un des siens, ma faïs ol est bin prinze, j'arais des roses l'annéye perchaène!
Traduction : je viens de voir dans le jardin, la branche de rosier que m'avait donné mon amie. Elle l'avait détachée de sur un des siens, ma fois elle est bien prise. J'aurais des roses l'année prochaine!
Délousser = détacher, tirer une branche en la cassant au niveau de la branche maitresse, souvent on a un peu de cette branche avec celle qu'on enlève.
En cherchant un peu sur le net, on retrouve encore beaucoup ce mot dans le langage des Québéquois dans le sens de dénouer.
La phrase du jour:
J'étions sous la plée à s'terciée qué j'étions toutes crues, ardi crues, pour eun p'tit la râe du qhu nous arait servi dégoutiêre.
Traduction: Nous étions sous la pluie cet après midi que nous étions toutes trempées , très mouillées, pour un peu la raie des fesses nous aurait servi de goutière.
Dans certaines régions ( par exemple: Loudia ), on dit ête fien. n'iporté comment , l'la veuie dire la même chaouse.

Phrase du jour :
J'ai deuie ête trop au soula, j'en tiens eune bonne pouchée dé rieume, ça ringuèle la d'dans!
Traduction:
J'ai du être trop au soleil, je tiens un bon rhume, ça siffle, (ça ronfle), la dedans ( dans ma poitrine)
J'avâes eune coueffe dé ma c'neuie d'aout'faïs qui disait , ça graballe dans sa garguette ( ça gratouille dans sa gorge )
A la r'vouèyure !
Phrase du jour:
Jé té qri eune chér'tée d'grou pour mette dans l'aîre, o dév'nait trop bouillonouse.
Traduction: Je suis allé chercher une charettée de cailloux pour mettre dans la cour , elle devenait trop boueuse.
J'ai c'neuie dans l'temps eun jiène homme qui m'nait du grou dans les ch'migns pour les empierrer.
La Phrase du jour:
- Qhic qu't'ias à piâcher d'même?
- N'est qué d'la plif, si j'avais z'euie dé la lute j'arâes roucher !
Traduction:
- Qu'est que tu as à mâcher sans vraiment écraser la nourriture comme ça?
- ce n'est que de la viande flasque , si j'avais eu un gros nerf j'aurais mâcher rudement
( ronger)
Explications: la plif est une partie de viande flasque qui se mâche difficilement , la lute est ce gros nerf blanc ( jaune ) que l'on trouve sur des morceaux de pot au feu ou autres , et si on la mâche , il faut l'attaquer comme un os , d'où la différence de vocabulaire .
Aujourd'hui personne ne se met en devoir d'essayer autrefois tout le monde le faisait