Et si on caousait Gallo

27 septembre 2015

Les nouvettes, les taragues, les tiques

Phrase du jour

Jé té couper d'la foaille , j'ai attrapé eune nouvette dans la fougiêre. Même note chien qu'était o ma i l'avait eune tarague sue l'vente, i faout s'défier des p'tites bêtes là.

Traduction : Je suis allé couper de la litière , j'ai attrapé une tique dans les fougères. Même notre chien qui était avec moi, il avait une tique sur le ventre, il faut se méfier des petites bêtes là
Explications:  la foaille n'était pas seulement les fougères mais aussi les ronces . Autrefois on nettoyait les talus en coupant tout ce qui envahissait.

Les nouvettes était une tique, je ne l'ai entendu qu'en parlant de l'homme, si c'était un animal qui en chopait une on disait une tarague .

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02 septembre 2015

Cotines, nouvettes, nouvet

La Phrase du jour : 

Mon bonhomme est érrivé o eune poégnée d'cotines.

- Oh! qué j'li ai dit: des nouvettes!

-  ian, des nouvettes o un biaoue nouvet d'dans !

Traduction: Mon homme est arrivé avec une poignée de noisettes .

-  Oh! que je lui ai dit : des noisettes !

-  Oui, des noisettes avec une belle amande dedans !

Explications : les noisettes à ma connaissance ( on sait que chaque commune a un vocabulaire différent) ont deux traductions possible, chez mon mari on disait des cotines . Je comprends tout à fait puisque pour les casser on disait qu'on les cotissait . 

 Chez nous (à une quinzaine de Km ) nous disions nouvette, très compréhensible aussi puisque l'amande se disait chez les uns et les autres des nouvets. 

Mais le mot nouvette a une autre signification en gallo. Je vous en parlerai la prochaine fois 

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25 août 2015

Goulu, talousson, chantet

La Phrase du jour

Qheu goulu tout comm', est l'la qu'jé songé quand jé lé veuie souper eun maodit talousson d'pain i l'a bin prins la mouétié du chantet.

Traduction : quel goulu quand même, c'est ce que j'ai pensé quand je l'ai vu se couper une énorme tranche de pain, il a bien pris la moitié du pain entamé .

Explications: Le talousson était vraiment énorme, autrefois les gens mangeaient sur le pouce et glissaient une belle tranche de lard qu'ils coupaient au fur et à mesure qu'ils avançaient dans leur repas, celui qui se coupait ce talousson avait besoin d'autant plus de lard pour équilibrer son repas . A noter qu'ils mettaient aussi une échalotte pour agrémenter le tout.

Le chantet, c'est bien sûr le pain dans lequel on se coupait les tartines, mais autrefois c'était surtout des pains de 6 livres , voir 12 livres , de vraies roues de brouettes. Imaginez la quantité de pain avalée par un paysan. ( les enfants étaient logés à la même enseigne.

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15 août 2015

Ava les flancs bas, morcilloner

La phrase du jour :

J'ai les flancs bas, jé n'vâes pourtant morcilloner à l'heure-ci!

Traduction: j'ai l'estomac dans les talons , je ne vais poutant pas grignoter à cette heure

Explications: les flancs bas, expression souvent utilisée chez nous pour dire avoir faim ; ce qui correspond à avoir faim.

                     Morcilloner, c'est manger un morceau par petite quantité. autrefois quand on voulait calmer notre faim on avait qu'un bout de pain à "grignoter". Les mères disaient des fois: " l'la n'est pâs drôle que vous n'avez point faim, v'êtes tourjous à morcilloner!"

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24 juillet 2015

L'la est bin aimabe

UNe bonne journéye à vous aoutes qui v'nez illé lire mes paèges en Gallo.

L'la est bin aimabe dé sieude paège aprée paège mes diries. Mée élla lé s'rait côr pue si vous laèssiez eun p'tit mot , pour mé bonjourer . Vous n'créyez pâs ?

Merci bin tout comm'

Fleur dé Blé Naï

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23 juillet 2015

Abécher

La phrase du jour:

L'innocent là est bin émangné son bras câssé. I faut dica l'abécher.

Traduction : 

L'idiot là est bien handicapé avec son bras. cassé, il faut même lui donner à manger

Explication: abécher était utilisé pour " donner la béquée", mais on l'utilisait aussi pour un enfant qu'on nourrissait à la cuillère . On le forçait quelque fois " faout ti t'abécher astoure?" Par extension on abéchait aussi les malades .

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17 juillet 2015

Pâmé

La pharse du jour:

I fait tout comm' ardi chaoud, jé viens foute pue d'cent cinquante lites dé iaoue au pié d'mes flleurs , tout l'la tait bin pâmé., i z'avaint grand sa.

Traduction:

Il fait quand même bien chaud, je viens de jeter plus 150 litres d'eau au pied de mes fleurs, tout était bien fané, elles avaient grand soif.

 

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20 juin 2015

Eghércher, épillacher

La phrase du jour:

J'ai des cisiaues qui coupent comme " génoués d'eune bonne soeur", i z'éghérchent tout mes pillaues. L'la fait tout épillaché.

Traduction : J'ai des ciseaux qui coupent comme les genoux d'une bonne soeur, ils accrochent tous mes tissus. ça fait tout effiloché.

Explications: Comme les genoux "d'une bonne soeur", parce que ils sont rond donc pas tranchant( expression connue )

Eghercher: accrocher est le mot français qui me vient , mais c'est aussi faire une coupe pas nette, on dit celà d'un couteau aussi.

épillacher, c'est à peut près pareil, sauf qu'effilocher peut être volontaire pour faire une frange par exemple.

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14 juin 2015

Ouider

Phrase du jour:

La Zalie à té l'temps li au méd'cign, ol a ma es pattes, mée l'la né la z'empouêchée pas d'ouider toues les joues.

Traduction : La Rosalie est allée l'temps passé chez le médecin, elle avait mal aux pieds, mais celà ne l'empèche pas d'aller courir ( vadrouiller) tous les jours.

Allez vous aôt' si v'arrivez côr à ouider eun p'tit est qu'tout va net bin!

A la perchaène!

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07 juin 2015

Les peues et les grabôts

Phrase du jour :

Tiens, ergardes don les peues dans ma bolée d'mic. Espères un p'tit j'vâes ch'ter les grabôts d'pain es z'ouésiaoues

Traduction : Regardes donc, le dépos dans mon bol de café. Attends un peu, je vais jeter les miettes de pain aux oiseaux

Explications :  Les peues sont les dépos au fond d'une assiette ou autre d'un aliment qui ne devrait pas être, quelques fois, les peues sont bien meilleurs que le reste. Une autre phrase qui veut un peu dire la même chose :" est au fond qu'sont les mochons", d'où l'intéret de touiller pour répartir l'épaisseur du bouillon.

Les grabôts sont les miettes , de pain, de viande après découpe ETC

Bonne journéye à toues

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30 mai 2015

La fète des mères

La fête des mères !

b_f_maman

 

 

Dépée combin d’temps qué j’fêtons la fête des mêres ? J'ai ouit l'la à matign est d'pée que sé sue terre

 

Jé n'é la fêtions pas dans l'temps là ! Vantiée, qu’cez l’ monde des riches, ça s’faisait, mais nous jé n’lé faisions jamée !

 

Mais l’qhuré du villaège sé chargit bin d’nous faire lé faire. I l’avait d’z’idées net’ bonnes.

Lé joue d’fête des mêres i décidit d’périer les couêffes qu’étaint mêre à v’ni à la messe pour la journée là qu’été exeptionnelle !

A nous les garçâilles j’dévions v’nit o un botchiet d’fleurs.

Quand on dit l’la à not’ mêre , o n’cherchit pâs à comprend’, o savait bin qué l’recteûr aimait bin les nouviautés, et o nous fit à mon frêre et à ma châque not’ boqhet d’roses, dé veutes là qu’étaint sue not’ pétite cabane dans l’courti ;

 

Jé futes  à la messe o ielle et ma faïs, jé n’ nous d’mandions pâs trop c’qu’allait s’pâsser.

Juste avant l’élévâtion, i nous d’mandit à nous les garçâilles dé nous l’ver et d’aller embrasser nos mêres dans lou banc et d’lou souèter lou bonne fête ;

 

Eh ! Bin créyez maï si vous voulez, j’n’embrassions not’ mêre qu’au permier d’l’an, et là tout d’un coup , j’allions,  lâ z ‘embrasser comm’ ça d’vant tout l’monde. L’la n’tait pâs prévu dans not’ tête.

Quand j’apperchit d’maman, mon qhoeur sé mint à batte si fôrt qué j’éclatis en sanglots , j’bériâes bin haout ; Lé monde sé d’mandaint bin pourqua, n’y’euie qu’maman qu’en fit autant , et ielle jé sé sûre qu’o savait bin pourqua !

J'tons aisées à émotionner dans not' monde

 

fetemaman68xo

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25 mai 2015

Mucri , lé sérin

La phrase du jour :

Quand j'fus qri les drâes au hâle hiêr au sa, i l'avait déïja bin mucri, lé sérin avait cheue dé bonne houre.

Traduction: Quand je fus chercher mon linge qui était à sécher(au soleil), il avait déjà pris l'humidité, le brouillard( ou la rosée) était tombé de bonne heure.

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23 mai 2015

Bienvenue chez les Ch'gallos! ! !

 

 

La page qui va suivre est d'Alain Rémond un vrai galésant sans se servir d'orthographe, seul la musique et l'accent fait vraiment le gallo, et je suis d'accord avec lui;

Son site :http://www.marianne2.fr/Bienvenue-chez-les-Ch-gallos!_a86292.html

 

                                    laisse_les_coms

Bienvenue chez les Ch'gallos!



Si j'ai bien compris, on va maintenant se mettre à parler ch'ti à l'Elysée et à Hollywood. Le carton de Dany Boon a en effet été présenté, le même jour, à Sarkozy en personne et en ouverture du festival City Of Lights, City Of Angels de Los Angeles. Rires, applaudissements et congratulations dans les deux cas. Ayant moi-même vu Bienvenue chez les Ch'tisvoilà une paye, ayant bien ri et applaudi, et m'étant chaleureusement congratulé de l'avoir vu, je me réjouis de cette nouvelle extension du domaine du ch'ti. Qu'on me permette simplement, avant qu'un livre d'histoire à destination des écoles n'enseigne que la langue officielle de la France est le ch'ti, qu'on me permette, donc, de rappeler qu'on ne parle pas ch'ti partout. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il existe, en France, des régions où l'on parle une autre langue que le ch'ti. Ainsi, on parle basque chez les Basques, occitan chez les Occitans (et provençal chez les Provençaux) , alsacien chez les Alsaciens, breton chez les Bretons. Et gallo chez les Gallos. Le quoi? Les quoi? Non, le gallo n'est pas la langue de Max Gallo (qui est plutôt du genre niçois). Le gallo est bel et bien parlé par les Gallos. Qui sont, eux, des Français du genre breton. Des Bretons dans mon genre. Autant le dire tout de suite: je suis gallo, né gallo, chez des Gallos. Donc chez des Bretons. Vous n'y comprenez rien? Attendez, je vous explique.




Tout d abord, un peu de géographie. Puisque toute la France est devenue ch'tie, rappelons que, par rapport au Nord qui est au nord, la Bretagne est au sud-ouest du Nord. C'est-à- dire à l'ouest de Paris. En gros, la Bretagne est dans l'Ouest. Pour la trouver, c'est facile: c'est là d'où arrivent toutes les perturbations, aux dires de la météo («une perturbation arrive par l ouest. ..»). Maintenant, un peu d histoire. Contrairement à ce que d'aucuns pourraient croire (des Ch'tis, par exemple), tout le monde ne parle pas breton en Bretagne. Il existe toute une région, dans l'est de l'Ouest, où on n'a jamais parlé breton. Mais gallo. Quoi qu'il puisse m'en coûter, mettons les points sur les si le breton est bel et bien une langue, le gallo, lui, n'est qu'un dialecte. Comme le ch'ti. Et, comme le ch'ti, le gallo est un dérivé du vieux français. Donc du latin. Je n'ai su que très tard que je parlais gallo. Chez moi, dans mon village, on appelait cale patois. On disait qu'on parlait patois. Le jour où j'ai découvert que je parlais gallo sans le savoir, ça m'a fait tout drôle. Encore plus quand j'ai appris qu'on enseignaitle gallo à l'université. Cela dit, que le gallo ne soit qu'un patois ne veut pas dire qu'il est à la portée de n'importe quel Ch'ti. Ou de n'importe quel non-Gallo. Je vais vous en écrire quelques mots, vous allez voir. Ou plutôt je vais essayer: je suis nettement plus doué à l'oral qu'à l'écrit.




De toute façon, la retranscription du gallo est un vrai casse-tête. C'est un problème d'accent. Sans l'accent, on ne comprend rien à ce qui est écrit. A l'inverse, on voit bien quand quelqu'un l'a appris par écrit, sans maîtriser l'oral. Pareil pour le ch'ti. Voyez Line Renaud: elle est peut- être du Nord, mais elle parle faux. Elle récite du ch'ti appris. Scolaire. Elle n'a pas l'accent. Quand je lis du gallo écrit, j'ai le même problème: il faut que je le lise à voix haute, avec l'accent, pour le comprendre. Sinon, c'est du chinois (du Max Gallo, ça dépend) . Par exemple, j'ai lu le Secret de la Licorne, l'album d'Hergé, traduit en gallo. Ca ne marche que si je me le mets en bouche. Si je me contente de le lire, je trébuche presque à chaque mot. C'est ce qui me fait rire, chez ceux qui ont appris le gallo à l'université. Et qui, l'ayant appris, s'autoproclament conteurs en gallo. J'écoute leurs disques (car ils font des disques): je n'y comprends rien. Ils n'ont pas l'accent. Ils n'ont pas la musique. C'est du gallo d'université. Bon, assez glosé, je me lance. Tant pis pour l'exactitude de la retranscription: je vous le fais à l'oral. O l'rangeotte, par exemple, veut dire «avec le seau» (où on range l'eau). En gallo, «avec» se dit o s'il s'agit d'un objet, d'une chose. Mais quant o s'il s'agit d'une personne. «Viens quant o ma»: «viens avec moi» (du latin cum). Comme quoi le gallo est plus sophistiqué que le français. «Oui» se dit yan. Mais, à quelques kilomètres près, ça peut aussi se dire . «Non» se dit nenna (du vieux français nenni). «Si» se dit sia. «Peut-être» se dit vantié. «Vantié ben»: «peut-être bien». «Aujourd'hui» se dit aneut. Au café, on demande un mie (un café). «Fermer une porte» se dit crouiller. >Ou quiancher. La tirer se dit haler. Ou saquer. » Faire la sieste», c'est faire mérienne (même racine latine que méridien). «Je me suis fait drôlement mal» se dit je fais maudiment mal. Par le fait (autre tournure gallo), on adore utiliser le passé simple. On ne dit pas: «je suis allé à Paris», mais je fus à Paris.




Je ne vais pas vous surprendre en vous avouant que je parle rarement gallo à Paris. Pour ne pas dire jamais. A Paris, je parle français (ou ch'ti quand je sors du cinéma). Mais il suffit que je retourne dans mon coin, en Bretagne, pour que les mots me reviennent. Et, surtout, l'accent. C'est une musique que j'ai dans la tête. Qui ressort toute seule quand je l'entends autour de moi. Je suis né bilingue: gallo-français. Quoique breton, je ne comprends pas un mot de breton. A part kenavo, comme tout le monde. Je comprends mille fois mieux le ch'ti que le breton. Quand je vous aurai dit qu'en pays gallo (à Dol, par exemple) on mange de la galette-saucisse (et non une complète bretonne de chez breton), je vous aurai tout dit. Manger une galette-saucisse sur le marché de Dol, c'est déjà parler gallo. Surtout avec un coup de cidre.

Maintenant, je sais ce qui m'attend: des dizaines de lettres de lecteurs gallos de chez gallo, furibards et scandalisés, qui vont me dire que j'écris le gallo n'importe comment, que je n'y connais rien, que je raconte n'importe quoi. C'est la vie. Bien sûr, ils auront raison. Yan, din

Samedi 19 Avril 2008 - 00:00

Alain REMOND

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19 mai 2015

Eune torchonnée, eune mouchérée

La phrase du jour:

V'la l'biaue temps ervénu, j'allons faire une torchonnée pour aller manger au bôrd dé l'iaoue. J'frons des mouchouérées pour les garçailhs.

Traduction: Voilà le beau temps revenu, nous allons faire un pique nique enveloppé dans un torchon, pour aller manger au bord de l'eau. On fera des pique nique enveloppés dans des mouchoirs. 

En fait on n'employait pas le mot pique nique autrefois. Tout le monde savait qu'une " mouchouérée" et eune "torchonnée" signifiait un casse croute dans un torchon ou un mouchoir.

Mais on disait aussi: j'vâ té détourner eune maoudi torchonnée  Ce qui signifiait qu'on allait recevoir un coup d'torchon sur la figure

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10 mai 2015

Délousser

La phrase du jour:

Jé viens d'vair dans l'courti , la branche dé rosier qu'm'avait donné mon amine. O l'a z'avait déloussée dé sue un des siens, ma faïs ol est bin prinze, j'arais des roses l'annéye perchaène!

Traduction : je viens de voir dans le jardin, la branche de rosier que m'avait donné mon amie. Elle l'avait détachée de sur un des siens, ma fois elle est bien prise. J'aurais des roses l'année prochaine!

Délousser = détacher, tirer une branche en la cassant au niveau de la branche maitresse, souvent on a un peu de cette branche avec celle qu'on enlève.

En cherchant un peu sur le net, on retrouve encore beaucoup ce mot dans le langage des Québéquois dans le sens de dénouer.

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29 avril 2015

Ete crue

La phrase du jour:

J'étions sous la plée à s'terciée qué j'étions toutes crues, ardi crues, pour eun p'tit la râe du qhu nous arait servi dégoutiêre.

Traduction: Nous étions sous la pluie cet après midi que nous étions toutes trempées , très mouillées, pour un peu la raie des fesses nous aurait servi de goutière.

Dans certaines régions ( par exemple: Loudia ), on dit ête fien. n'iporté comment , l'la veuie dire la même chaouse.

 

gifs pluie

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22 avril 2015

ça ringuèle

Phrase du jour :

J'ai deuie ête trop au soula, j'en tiens eune bonne pouchée dé rieume, ça ringuèle la d'dans!

Traduction:

J'ai du être trop au soleil, je tiens un bon rhume, ça siffle, (ça ronfle), la dedans ( dans ma poitrine)

J'avâes eune coueffe dé ma c'neuie d'aout'faïs qui disait , ça graballe dans sa garguette  ( ça gratouille dans sa gorge )

A la r'vouèyure !

 

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15 avril 2015

Eune cher'tée d'grou

Phrase du jour:

Jé té qri eune chér'tée d'grou pour mette dans l'aîre, o dév'nait trop bouillonouse.

Traduction: Je suis allé chercher une charettée de cailloux pour mettre dans la cour , elle devenait trop boueuse.

J'ai c'neuie dans l'temps eun jiène homme qui m'nait du grou dans les ch'migns pour les empierrer.

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10 avril 2015

La plif et la lute

La Phrase du jour:

-  Qhic qu't'ias à piâcher d'même?

-  N'est qué d'la plif, si j'avais z'euie dé la lute j'arâes roucher !

Traduction:

-  Qu'est que tu as à mâcher sans vraiment écraser la nourriture comme ça?

- ce n'est que de la viande flasque , si j'avais eu un gros nerf j'aurais mâcher rudement

( ronger)

Explications: la plif est une partie de viande flasque qui se mâche difficilement , la lute est ce gros nerf blanc ( jaune ) que l'on trouve sur des morceaux de pot au feu ou autres , et si on la mâche , il faut l'attaquer comme un os , d'où la différence de vocabulaire .

Aujourd'hui personne ne se  met en devoir d'essayer autrefois tout le monde le faisait 

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05 avril 2015

Eune Dârée

Phrase du jour:

Bin dis don, lé pétit là avait eune maoudite envie d'pisser, ergardes don la darée qui l'a fait..

Traduction:

Eh bien dis donc, le petit là avait une grande envie de faire pipi, regardes donc la flaque qu'il a fait.

Le mot dârée, je ne l'ai entendu que dans le cas d'un pipi .

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